
Coup de foudre ultime pour ce film.
Je vous mets l’histoire qui se trouve derrière la jaquette du DVD parce que moi je n’arrive pas à la raconter :
Pékin aujourd’hui. Le jeune Guei, fraîchement débarqué de la campagne, réalise son rêve : être embauché comme coursier à vélo. Le jour où il se fait voler son outil de travail, tout s’écroule. Sans son vélo, Guei n’a plus rien. Il perd son travail ainsi que le seul bien qu’il n’ait jamais possédé. Dans l’immense capitale chinoise, il entreprend alors un projet insensé : retrouver le voleur…Librement inspiré du Voleur de Bicyclette ( Vittorio De Sica), le film de Wang Xiaoshuai est tout d’abord une magnifique tableau de la Chine contemporaine, magnifique car double : à la fois rassurant et cruel. Il nous entraîne aussi dans l’histoire de deux jeunes garçons (formidablement interprétés) animés par la même envie et le même besoin : un vélo. Il est incroyable de voir à quel point un objet peut devenir si important dans une vie et devenir sujet de conflits. Cette bicyclette relie et forme aussi une barrière entre les deux personnages principaux. Ils sont différents et pour des raisons opposées, ils font de cette quête une lutte acharnée. Cette bicyclette est comme une femme, objet de passion et de désillusions. Les femmes qui d’ailleurs ont la part belle dans ce film, elles sont la grâce et le mystère, elles sont sincérité et mensonge.
Pour ma part, j’ai apprécié ce film car il est inattendu de bout en bout. Les personnages sont plus qu’attachants et quand ils souffrent, on ne peut s’empêcher de souffrir avec eux. Ce film possède aussi une grande part de poésie, une sorte de voile imperceptible mais que l’on frôle de l’œil dans certaines scènes, souvent muettes. Il y a des histoires d’amour, d’amitié mais tout se termine dans un tragique inévitable. Comme quoi, la vie ce n’est pas toujours du happy-end à la chaîne et qu’il faut savoir encaisser les coups et porter sa croix en silence.
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"Ah vous parlez Javanais ! Alors Aplududu todaga !"